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Sorties littéraires 2026
Martine Delvaux
Domaine francophone
Parution le 21 août 2026 – Éditions Héliotrope
Une enquête sensible et ample sur la voix de celles qu’on a si souvent tenté de réduire au silence.
Une veille de Noël, Martine Delvaux, qui vient de perdre sa voix, entend Nina Simone chanter « Ne me quitte pas ». C’est une déflagration, une émotion si forte qu’elle fond en larmes. Martine Delvaux comprend qu’il se passe là quelque chose d’essentiel et décide d’enquêter sur les divas : de Nina Simone à Beyoncé, en passant par Céline Dion, Maria Callas, Madonna, Sinéad O’Connor ou Dalida, révélant le traitement réservé aux voix des femmes dans l’espace public.
Avec Divas, Martine Delvaux bat la mesure, nous entraîne là où des foules se rassemblent dans l’émotion, là où les torrents de larmes du public scintillent. Quand la ville en fête et en délire ne forme qu’un avec d’extravagantes cantatrices et autres chanteuses merveilleuses, quand les voix s’élèvent puis tournoient. Mais Martine Delvaux est encore là quand la foule s’est dispersée, quand il ne reste qu’un filet de voix, de sang, elle est là avec les gorges aphones, les silhouettes traquées et les oreilles qui sifflent. Elle protège les voix, puissantes et fragiles, qu’un courant d’air toxique pourrait faire dérailler.
Avec cette non-fiction, dans une prose vive, tourbillonnante, Delvaux monte le son, se laisse guider par ses idoles : l’écrivaine démasque les ennemis et démonte les mécaniques d’oppression, elle se lève, demande des comptes pour toutes les voix de femmes encore brimées et menacées.
« Il ne s’agit pas ici d’attraper les divas, toutes les divas, dans le but de les collectionner, d’en faire une encyclopédie ou un dictionnaire, de coller sur elles des connaissances exhaustives, un savoir universitaire, il ne s’agit pas de les épingler comme on le fait avec les papillons. Non, il s’agit simplement d’en choisir certaines, d’écouter leurs voix monter pour y puiser une leçon de création et d’ambition, en même temps que d’humanité et d’humilité. Ce livre est un geste d’amour à leur endroit, un salut final, une révérence pour les remercier de permettre à des femmes comme moi, tentées de se cacher dans la solitude et le silence pour échapper à la violence, de continuer à essayer, malgré tout de parler. » Martine Delvaux
« De l’émotion qui la saisit en écoutant Ne me quitte pas chantée par Nina Simone la veille de Noël, Martine Delvaux tire un livre foisonnant, circulant librement par les chemins tracés par toutes celles qui ont osé chanter, et par toutes celles qui se sont autorisées à les entendre. Car la voix des femmes, leur chant, nous dit Delvaux, est en soi une puissance de subversion qui circule. Et diva, ça veut dire : puissance, tristesse et joie, désir de vivre et refus de se taire. » Louise Chennevière
Martine Delvaux a notamment publié Thelma, Louise & moi, Le monde est à toi, Pompières et pyromanes, ainsi que Le boys club. En 2024, Ça aurait pu être un film a été dans la sélection du prix Médicis essai.
